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Ce VidéoBlog a pour thème la construction écologique, la décroissance, les énergies renouvelables, les transports alternatifs et bien d'autres choses.
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20:51 le 12 mars 2008
Une très bonne façon de réduire les émissions de CO2, c’est d’arrêter la déforestation, souvent pour produire des agrocarburants ou de la nourriture pour le bétail.
Voir dans ce dossier : Electricité : nucléaire, carbonée, renouvelable
un article qui montre que l’énergie nucléaire ne réduira pas l’effet de serre et que la déforestation produit autant de CO2 que tous les combustibles fossiles utilisés pour la production d’électricité dans le monde, de 17 à 18% des gaz à effet de serre.
(voir l’URL)
15:48 le 13 mars 2008
On est bien d’accord que le meilleur moyen de réduire les gaz à effet de serre c’est de moins consommer.
Donc moins consommer de carburant (agro ou fossile), moins consommer de viande, moins consommer d’électricité,…
Ce qui d’une part réduira directement les émissions et d’une autre part préservera les forêts qui sont le poumon de la planète (après les océans).
20:36 le 24 mars 2008
Le dossier de Science et Vie utilise des chiffres références de 2004! Peut-on utiliser de tels chiffres en 2008, quand on connait l’évolution des énergies renouvelables ces 4 dernières années? Je profite de cette page de commentaire pour faire part de ma vision sociologique quant à l’acceptation de ces nouvelles énergies dans notre environnement. Je gère de tels projets depuis plus de 4 ans et souhaite faire part de mon vécu aux lecteurs, car je reste convaincu que les gens ont peur du changement.
Nous avons tous entendu parlé de l’effet de serre et du réchauffement climatique. Malheureusement, ce processus a tendance à s’emballer depuis un siècle, provoquant une hausse générale des températures. Les perspectives tracées par l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) prévoient une augmentation entre 31 et 42 % des émissions totales de CO2 dans la prochaine décennie. Vous comprendrez donc bien que la planète est entrain de se dérégler sous nos yeux et que nous devons impérativement passer de l’attentisme et de la réflexion à l’action. Face à ce problème, il existe un certain nombre de solutions : solutions au niveau des transports ; solution au niveau des industries ; solutions au niveau de l’énergie.
Mon message porte sur le dernier point et plus précisément sur l’énergie éolienne et s’adresse notamment aux personnes refusant ce type d’énergie ou qui sont tout simplement indécises.
Sensible au développement de l’énergie éolienne, je constate avec stupeur la crainte des gens à l’égard des éoliennes. Même si des études statistiques montrent que 95% des gens seraient favorables au développement de cette énergie, on en reste au stade de la statistique. En effet, les personnes interrogées, collégialement, tout comme les politiques sont favorables au développement de ce type d’énergie. Cependant, lorsqu’il s’agit d’installer un parc éolien à proximité de leur lieu d’habitation, le discours, malheureusement, change. Toutes ces personnes ont peur du changement et ont peur d’être bousculées dans leur petit nid douillet.
Y-a-t il une nouvelle vague de communautarisme, comme l’explique si bien Alain Minc dans son livre « Epître à nos nouveaux maîtres », celle des gens qui ont peur du changement ? En effet, le changement, de quelque ordre qu’il soit, déclenche quatre réactions psychologiques chez l’individu. La première phase est le refus. La personne refuse catégoriquement, s’oppose par ses attitudes, continue à se comporter « comme elle a toujours fait » ; elle ne donne aucune explication à son refus, c’est un « non » définitif, par principe. La deuxième phase est la résistance. La personne résiste au changement, refuse en argumentant des objections ; elle peut même mettre en place des stratégies actives de défense pour éviter le changement ; les échanges avec les instigateurs du changement sont musclés, tendus. La troisième phase est l’exploration. La personne accepte le changement mais ne sait pas comment s’y prendre : trop d’idées nouvelles, trop de chose à faire, manque de vision précise, erreurs, frustrations ; l’action manque de cohérence. La quatrième et dernière phase, celle de l’implication. La personne se concentre sur les objectifs et planifie ses actions.
Pour vous qui avez peur du changement, il est grand temps d’aller vers des énergies qui peuvent libérer des peurs futures. Nous devons le faire pour nos enfant. Sous prétexte de voir son environnement bousculé, dérangé, par des aspects discutables, il faudra finir par accepter de bien vivre des changements ! En effet, les années à venir sont dignes d’un mauvais scénario d’un film de science fiction. Si tous les jours vous souhaitez être submergé de messages d’information recommandant des mesures particulières durant une période plus ou moins longue du type : « éviter toutes les activités physiques et sportives intenses », « différer les déplacements ne présentant pas un caractère de nécessité », « contourner certaines régions, en empruntant les itinéraires prévus à cet effet », « emprunter prioritairement les réseaux de transport en commun », « utiliser tout moyen de déplacement non-polluant », « privilégier le co-voiturage ». Ou encore lors de plus forte pollution, « réduire la vitesse autorisée des véhicules », « mise en œuvre de la mesure de circulation alternée » …etc.
Vous qui avez peur du changement , vous allez être servis ! Et ce changement sera irrémédiable.
Parlons du changement que peut générer un parc éolien à proximité d’un village ou d’une ville. Il faut savoir qu’actuellement, avant de voir s’ériger des éoliennes dans notre paysage, il est nécessaire d’étudier le dossier pendant un minimum de 2 ans. Pendant que nous nous posons des questions plus ou moins légitimes sur le paysage, les oiseaux, le bruit…le réchauffement climatique s’accroît. A quoi bon s’opposer à un projet qui, au contraire, peut contribuer au rééquilibre de notre planète ? Il ne s’agit pas, bien entendu, d’accepter tous les projets qui se présentent aux communes et aux administrations mais simplement de comprendre l’importance d’une telle action sur l’Humanité.
J’ai lu trop de tracts qui, sans peine, souhaitant anéantir des projets par des affabulations scabreuses et fausses. Les oiseaux que vous souhaitez protéger, Messieurs les opposants, vont payer, en premier, les frais de cette intolérance et disparaître par le réchauffement climatique.
Accepter les énergies renouvelables c’est offrir une chance à l’avenir. Refuser c’est participer au déclin de notre Terre et faire preuve d’irresponsabilité. Certes ces projets, à l’échelle de la planète, ressemblent à une goutte d’eau dans un océan. Sachez simplement que si toutes les ampoules à incandescence étaient remplacées par des ampoules à basse consommation, nous pourrions faire l’impasse sur 4 centrales nucléaires ! Nous sommes tous maître de nos actes et récoltons ce que nous semons. Alors arrêtons de jouer avec notre vie et celles des générations futures et soyons raisonnables.
Sachez enfin que je ne suis pas contre le nucléaire, mais simplement pour la diversité et l’utilisation rationnelle de l’énergie. Qui sommes-nous pour changer l’équilibre si fragile de notre planète ? Le naturaliste d’exception, Théodore Monod, comparait l’histoire de notre Terre à l’obélisque de la Place de la Concorde. La vie de l’un est égale à la hauteur de l’autre. En haut de l’obélisque, une pièce de monnaie est posée ; son épaisseur correspond à l’Histoire de l’homme depuis son apparition sur Terre. Sur cette pièce, une feuille de papier à cigarettes : ce que nous appelons l’Histoire. La réflexion ne devrait pas avoir lieu. Cependant, depuis trop longtemps, nous nous focalisons sur les aspects économiques. Or, ne faudrait-il pas se poser systématiquement la question sur les effets de nos actes sur notre milieu ?
Il n’est plus l’heure de croire ou ne pas croire aux études réalisées par les scientifiques. Tous les voyants sont au rouge et personne ne réagit ! Assez ! Pour que nos enfants puissent simplement vivre et profiter de notre planète, il est vital d’accepter le changement, d’être responsable et faire preuve de bon sens !
Un citoyen responsable
Didier Schlienger